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(Photo d'origine :  Lacroix.com )

Si il y a des nouvelles très préoccupantes, il y a aussi celles qui font du baume au coeur. Hier, le pape a présenté sa nouvelle encyclique, dans laquelle il plaide pour une écologie intégrale. Pour rappel, une encyclique est publiée en moyenne tous les trois ans, elle est destinée la grande majorité du temps à la communauté catholique.

Cette encyclique appellée " Laudato si", c'est 192 pages ou le pape appelle à la sobriété, condamne la culture du déchet et l'hyper consommation. Le pape va même plus loin que ce qui pourrait être vu par les plus cyniques comme de la démagogie et rappelle les pays les plus puissants qu'ils ont une " dette écologique" , il invite même les pays à accepter qu'il est temps pour une nouvelle " décroissance". C'est la première fois qu'un pape s'adresse de façon aussi universelle et d'une façon aussi axée sur l'écologie. Petit florilège :

● «Le XXIème siècle, alors qu'il maintient un système de gouvernement propre aux époques passées, est le théâtre d'un affaiblissement du pouvoir des États nationaux, surtout parce que la dimension économique et financière, de caractère transnational, tend à prédominer sur la politique. Dans ce contexte, la maturation d'institutions internationales devient indispensable, qui doivent être plus fortes et efficacement organisées, avec des autorités désignées équitablement par accord entre les gouvernements nationaux, et dotées de pouvoir pour sanctionner.»

● «Les prévisions catastrophistes ne peuvent plus être considérées avec mépris ni ironie. Nous pourrions laisser trop de décombres, de déserts et de saletés aux prochaines générations. Le rythme de consommation, de gaspillage et de détérioration de l'environnement a dépassé les possibilités de la planète, à tel point que le style de vie actuel, parce qu'il est insoutenable, peut seulement conduire à des catastrophes

 ● «C'est un retour à la simplicité. La sobriété, qui est vécue avec liberté et de manière consciente, est libératrice. Ce n'est pas moins de vie, ce n'est pas une basse intensité de vie mais tout le contraire. Le bonheur requiert de savoir limiter certains besoins qui nous abrutissent, en nous rendant ainsi disponibles aux multiples possibilités qu'offre la vie. L'heure est arrivée de réaliser que cette joyeuse superficialité nous a peu servi.»

 

Néanmoins, cette encyclique a certaines limites, en effet, le pape ne pointe en particulier que la responsabilité des pays développés alors que certains pays moins développés ont également un impact sur la pollution. 

C'est lors de la prochaine conférence sur le climat à Paris que devra se faire le point sur la différente responsabilité des pays et comment ils devront agir chacun à leur niveau.



A six mois de la prochaine conférence sur le climat, il semble que l'intérêt politique de cette année soit vraiment centré sur l'écologie. On peut penser ce que l'on veut de la religion et du pape, mais force est de constater qu'un tel choix est loin d'être anodin.

Sources : Terraeco.net , lefigaro.fr

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